mer 8 février 2012

Alternatives, Société 17 août 2009 | 19:00 | 3 commentaires

Liberté de la presse, piqure de rappel

La pandémie fait également des victimes dans le secteur de la presse, déjà affaibli. Mais pas les gros tirages hebdomadaire ou quotidien, pas ceux qui suivent une ligne éditorial « validé ». Ceux qui sont visés, et qui sont condamné sont ceux qui ose remettre en cause le bienfondé de la vaccination.

Autre victime, la connaissance. Celle qui permettrais à l’humanité, par exemple de produire elle sa propre énergie. C’est ce que l’on appel l’énergie libre, ou sur-unitaire.

Et le couperet est tombé. Pour ces deux magazines dit « alternatif » qui propose une autre vue (vrai) de ce qui nous entoure, la commission paritaire (CPPAP) a refusé  la reconduction de leur droits. Soit plus de régime économique spécifique à la presse avec des tarifs postaux préférentiels et une TVA réduite à 2,1%.

Les journaux coupable : Pratiques de Santé, Nexus et Grandir Autrement

CPPAP

Les prises de positions « révolutionnaire » qui ont fâchés.

Pratique de Santé

2000 – Nous avons dû cesser de publier « Vérités Santé Pratique » parce que nous y proposions, soi-disant, « des schémas thérapeutiques non validés pour le traitement d’affections graves comme par exemple, le cancer ou l’hypertension artérielle »

2002 – Nous avons été obligés de sacrifier le journal « Soignez-vous » parce que, soi-disant, « cette publication préconisait des traitements pouvant être dangereux pour les malades » et que « mise à la disposition de personnes insuffisamment informées, elle présentait un réel danger en sous-estimant les possibilités pour les personnes souffrant d’une pathologie curable de bénéficier des avancées thérapeutiques de la médecine, ce qui conduisait à une perte de chance pour d’éventuels patients ».

2003 – C’est le journal « Santé Pratique » qui était visé, soi-disant parce qu’« après avoir pris l’avis du ministre de la Santé », la Commission a estimé « que certaines informations ou préconisations n’étaient pas fondées sur des études scientifiques » et donc « potentiellement de nature à porter préjudice à la santé publique ».

2006 – la Commission paritaire ne prend même pas la peine d’argumenter : « Pratiques de Santé » ne serait pas une publication d’intérêt général. « Pourquoi ? » Réponse : « Parce que ! »

Lire l’article

Nexus

2006 – « il ressort des pièces versées au dossier, et notamment des numéros 37 à 43, que cette publication, en contestant dans de nombreux articles les acquis positifs de la science, mettant en doute l’innocuité des vaccins, et partant, le principe même de la vaccination ou celui des greffes d’organes, est susceptible, si elle est lue au premier degré, d’inquiéter les esprits les plus fragiles et ne présente pas, de ce fait, le caractère d’intérêt général quant à la diffusion de la pensée requis par les textes. »

Grandir Autrement

2009 – « En ce qui concerne Grandir Autrement, au vu des pièces versées au dossier, notamment le numéro 13 de septembre 2008, la commission s’appuyant par ailleurs sur les conclusions de la direction générale de la santé qu’elle a préalablement saisie pour avis, a constaté que cette publication contenait certaines informations et prétentions médicales qui ne paraissent pas conformes aux préconisations thérapeutiques en vigueur et aux règles de déontologie médicale. Sur la base de ce constat, la Commission a considéré que la publication était dépourvue du caractère d’intérêt général quant à la diffusion de la pensée exigé par les textes. »

L´élément déterminant, qui est concordant avec l´avis de la Direction générale de la santé, est l´article intitulé « Autres méthodes naturelles de régulation des naissances » qui figure à la page 37 du numéro 13 de septembre-octobre 2008. Les méthodes présentées dans cet article apparaissent en effet n´avoir fait l´objet d´aucune validation scientifique démontrant leur innocuité et leur efficacité éventuelle. Elles ne correspondent pas, en tout état de cause, à des prescriptions susceptibles d´être faites dans le cadre médical selon les règles de déontologie en vigueur.
La Commission a relevé par ailleurs, au sein de ce même article, la mention d´un lien vers une page Internet présentant des recettes abortives manifestement non conformes aux dispositions du Code de la santé publique relatives à l´interruption volontaire de grossesse.
La Commission a considéré que ces seuls éléments suffisaient à disqualifier la publication dans son ensemble et à la priver du caractère d´intérêt général exigé pour l´accès aux aides publiques réservées à la presse écrite ».

Lire l’article

Quelques information sur la CPPAP (issue de Wikipédia)

- La Commission paritaire des publications et des agences de presse (CPPAP), plus souvent appelée Commission paritaire, est un organisme d’État français chargé d’accorder des aides financières à la presse écrite et aux agences de presse en France.

- Le président et les autres membres sont nommés par arrêté du ministre chargé de la Communication pour un mandat de trois ans renouvelable. Le secrétariat de la commission est assuré par la Direction du développement des médias, sous le contrôle d’un secrétaire général nommé par le ministre chargé de la Communication.
(ndr : potentiellement aucun médecin ou scientifique susceptible de donner un avis sur un quelconque sujet médical)

- La Cour européenne des droits de l’homme précisa, par sa décision dans l’affaire « Santé Pratique », que selon l’article 10 de la Convention de sauvegarde des Droits de l’Homme et des Libertés fondamentales, le non-renouvellement d’un certificat par la CPPAP « s’analyse en une ingérence par une autorité publique dans le droit de la requérante à la liberté d’expression ».

3 commentaires

  1. steph 05 dit :

    Bonjour,
    Je suis tombé par hasard sur votre site, j’y ai lu qulques articles, par contre je n’ai trouvé aucune référence sur l’origine du site, ses hauteurs, etc …
    Ce que l’on voit habituellement dans la rubrique qui somme nous ?
    Pouvez vous m’en dire plus ?
    Cordialement
    stephane

  2. steph 05 dit :

    Bonjour,
    Je suis tombé par hasard sur votre site, j’y ai lu qulques articles, par contre je n’ai trouvé aucune référence sur l’origine du site, ses hauteurs, etc …
    Ce que l’on voit habituellement dans la rubrique qui somme nous ?
    Pouvez vous m’en dire plus ?
    Cordialement
    stephane

  3. BotaGaïa dit :

    Un grand nombre d’article, sont issu de site d’informations (que je nomme en fin d’article).
    Concernant la deuxième question, et bien, je suis un habitant de notre planète que je souhaite protéger au mieux pour les générations futures. Même si cela peut paraître peut original, j’essaie avec les outils qui sont mis a notre disposition d’ouvrir les yeux sur le monde qui nous entour et de mettre le doigt sur les informations qui passent à la trappe des médias nationaux.

    Comme le dis le proverbe chinois : « quand le sage montre la Lune, l’idiot regarde le doigt »

    C’est un peu le désastre de nos médias « grand public » ayant des industriels aux manettes. On nous montre ce que l’on veux bien nous faire voir. Et si le reste n’y est pas présent, c’est que c’est faux, car on n’en parle pas aux infos de 20h00 !

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