Humeur, Nature 10 juin 2010 | 18:48 | 0 commentaires
L’obstruction à la chasse susceptible d’une amende de 5e classe
Je conçois la chasse pour se nourrir ou subsister, dans les pays pauvres, ou pour les peuples indigènes, pour qui, la chasse fait partie de leur mode de vie.
Dans nos contrées, c’est un autre débat.
La chasse est un « droit » que c’est approprié l’homme occidental, après avoir supprimer les « nuisibles » qui les empêchaient de pratiquer ce qu’ils appels un sport.
Je vis en campagne, et je n’ai pas envi de m’habiller en fluo pour me promener en pleine nature en période de chasse. Je ne supporte pas être arrêté sur le route par 30 hommes car il y a une battue, et que 30 hommes armée et au moins de double de chiens contre un cerf, ça ne choque personne.
Mais qu’une loi soit voté contre ceux qui tenteraient d’empêcher le déroulement d’une chasse, c’est aller trop loin !
Et selon quels critères ? Ben ce sera au chasseur de choisir !
Olivier Tallès pour le site Univers Nature.com
Paru au Journal officiel du 6 juin, le fait de tenter d’empêcher le déroulement d’un ou plusieurs actes de chasse est désormais passible d’une contravention de 5e classe, représentant jusqu’à 1500 € d’amende s’il s’agit d’une première (1). Cette condamnation, qui est de la compétence du tribunal de police, s’accompagne en outre d’une inscription sur le casier judiciaire. Enfin, accessoirement, le tribunal peut également prononcer une ou plusieurs peines privatives de droit, telles qu’une suspension du permis de conduire, l’immobilisation temporaire d’un ou de plusieurs véhicules appartenant au « coupable », etc. pour peu qu’il en ait été fait usage.
Si la sanction peut paraître assurément disproportionnée, le « dangereux délinquant », qui s’oppose à une action qui revient, en France, à tirer sur un animal pour le plaisir, se rend coupable d’un acte grave au regard de la loi. En effet, les amendes de 5e classe sont requises généralement dans des affaires où il y a « violation délibérée d’une obligation particulière de sécurité prévue par la législation » ou encore, par exemple, « atteinte à l’intégrité d’autrui sans qu’il en résulte d’incapacité totale de travail »…
Cela dit, avec ce décret, la chasse devient l’unique « loisir » dont l’exercice bénéficie d’une protection pénale. Gageons que les tenants de l’extrême chasse remercieront le ministre de l’écologie, Jean-Louis Borloo, et la garde des Sceaux, Michèle Alliot-Marie, signataires du texte. Toutefois, ils n’oublieront pas de rendre hommage au sénateur Ladislas Poniatowski, qui en mai 2008 avait inscrit cette proposition dans un texte très pro-chasse, lequel avait reçu l’assentiment de la quasi-totalité de ses collègues de l’assemblée nationale en décembre de la même année…
1- En cas de récidive, l’amende est doublée.
Crédit photo : Flickr - « Hunters » par Pieter Musterd